Le CCTP de rénovation décrit des travaux sur un bâtiment qui existe déjà : ce qu'on dépose, ce qu'on garde, comment on prépare l'ancien pour recevoir le neuf. Sa difficulté, ce sont les quantités qu'on ne connaît qu'en ouvrant.
Un CCTP de rénovation commence par l'existant : description du bâtiment, état constaté lors des visites, diagnostics réalisés. Avant des travaux sur un bâtiment ancien, le maître d'ouvrage fait réaliser un repérage de l'amiante, et souvent du plomb ; le CCTP renvoie à ces rapports et précise ce qui en découle pour chaque lot.
Viennent ensuite, lot par lot, trois familles d'ouvrages : les déposes (revêtements, équipements, cloisons), la préparation des supports conservés (rebouchage, ragréage, traitement des fissures) et les ouvrages neufs. Les deux premières familles sont propres à la rénovation et souvent sous-estimées.
Quand la rénovation vise la performance énergétique, le CCTP décrit aussi l'isolation des parois, le remplacement des menuiseries, la ventilation et le système de chauffage, avec les performances fixées par l'étude thermique. Ces lots doivent se coordonner : changer les fenêtres sans revoir la ventilation crée des problèmes d'humidité.
En rénovation, l'entreprise s'engage sur un ouvrage qu'elle n'a pas entièrement vu. Quelques clauses du CCTP disent qui porte ce risque. Repérez-les avant de chiffrer.

Les plans d'existant sont souvent issus d'un relevé, plus ou moins précis. Le métré se fait sur eux, puis se confronte à la visite : une hauteur sous plafond ou une épaisseur de mur mal relevée fausse toutes les surfaces.
Exemple : dépose de la faïence d'une salle de bains de 2,10 m sur 1,80 m, sur 2,00 m de hauteur. Périmètre : 2 × (2,10 + 1,80) = 7,80 m. Surface brute : 7,80 × 2,00 = 15,60 m². Moins la porte de 0,80 × 2,00 = 1,60 m², il reste 14,00 m² de dépose, et autant de préparation du support avant la nouvelle faïence.
Gardez séparées les lignes de dépose, de préparation et de pose neuve. Le maître d'œuvre peut retenir l'une sans l'autre, et vos prix restent lisibles si les quantités changent après ouverture.
Mesurer la peinture d'un logement ancien comme celle d'un neuf. Le NF DTU 59.1 attache la préparation à l'état du support : sur un support fissuré ou farineux, l'impression et le rebouchage pèsent parfois plus que la finition.
Le modèle propose huit articles à adapter : état des lieux et diagnostics, visite et connaissance des lieux, protections et site occupé, déposes, préparation des supports, ouvrages neufs, travaux au constat, nettoyage et évacuation.
Il convient à la rénovation d'un logement, d'une maison ou d'un petit local. Pour une restructuration lourde avec reprise de structure ou changement d'usage, la page sur la réhabilitation présente une trame plus complète.
À adapter : description du bâtiment et de son état, liste des diagnostics réalisés (amiante, plomb, autres), conséquences pour chaque lot et renvoi aux rapports joints.
À adapter : visite obligatoire ou conseillée, dates et contact. Préciser ce que l'entreprise est réputée connaître après la visite et ce qui reste à découvrir.
À adapter : protection des sols, des menuiseries et des équipements conservés, cloisons de poussière, maintien des accès et des réseaux pendant les travaux.
À adapter : liste des éléments déposés par lot, éléments conservés ou remis au maître d'ouvrage, tri et évacuation des déchets.
À adapter : rebouchages, ragréages, traitement des fissures, redressement des murs. Préciser si cette préparation est comprise dans l'ouvrage neuf ou comptée à part.
À adapter : ouvrages de chaque lot, avec renvoi au DTU correspondant et aux performances fixées par l'étude thermique si la rénovation est énergétique.
À adapter : liste des ouvrages payés sur quantité constatée, mode de constat contradictoire, prix unitaires applicables, arrêt en cas de découverte imprévue.
À adapter : nettoyage en fin de journée et en fin de chantier, évacuation des gravats par filière, remise en état des parties communes ou des abords utilisés.
CCTP rénovation : vos questions
Pour le métré d'un CCTP de rénovation, utilisez LM, le logiciel métré : vous calibrez l'échelle sur une cote connue du relevé d'existant, puis mesurez déposes, préparations et ouvrages neufs sur des lignes séparées, chacune de sa couleur. La mesure à la main est gratuite, sans limite.
Pour des travaux sur un bâtiment ancien, le maître d'ouvrage doit faire rechercher l'amiante dans les matériaux concernés avant le début des travaux. Le CCTP renvoie au rapport ; lisez-le avant de chiffrer les déposes.
La rénovation remet à neuf des éléments d'un bâtiment sans en changer l'organisation. La réhabilitation va plus loin : elle reprend souvent la structure, redistribue les espaces ou change l'usage du bâtiment.
Proposez un prix unitaire sur une ligne dédiée, avec une quantité estimée par le maître d'œuvre ou par vous, et rappelez dans l'offre qu'elle sera ajustée au constat. C'est plus sûr qu'un forfait sur une quantité devinée.
Pour aller plus loin
Le CCTP lu, le plan mesuré.
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CCTP rénovation : vos commentaires
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