Réhabiliter, c'est garder l'enveloppe ou la structure d'un bâtiment et refaire presque tout le reste, parfois pour un nouvel usage. Le CCTP de réhabilitation décrit le curage, les reprises de structure et la mise à niveau complète du bâtiment.
Une réhabilitation transforme un bâtiment en profondeur : un immeuble de bureaux devient des logements, un entrepôt devient une école, un immeuble ancien est remis aux exigences actuelles. On garde ce qui a de la valeur, souvent la structure et les façades, et l'on refait l'intérieur.
Le CCTP s'appuie sur des études préalables plus poussées qu'en rénovation : relevé complet, diagnostic de structure, sondages destructifs, repérage de l'amiante et du plomb avant travaux. Quand de l'amiante est trouvée, son retrait fait en général l'objet d'un lot séparé, confié à une entreprise certifiée pour ce type de travaux.
La réhabilitation impose aussi une mise en conformité : sécurité incendie selon le nouvel usage, accessibilité, acoustique, performance énergétique. Ces exigences se traduisent par des ouvrages neufs dans presque tous les lots.
Aux lots d'une construction neuve s'ajoutent des lots ou des chapitres qui n'existent que sur l'existant. Ce sont eux qui portent le plus d'incertitude.
Un CCTP de réhabilitation précise ce qui a été sondé et ce qui ne l'a pas été. Ce qui n'a pas été vu (nature d'un plancher, état d'une poutre noyée) doit être traité par un prix unitaire ou une clause de constat, pas par une hypothèse dans votre forfait.

Le métré des démolitions se fait sur les plans d'état des lieux, souvent annotés en jaune et rouge : ce qui reste et ce qui part. Celui des ouvrages neufs se fait sur les plans de projet. Garder ces deux métrés séparés évite de compter deux fois les zones qui changent.
Exemple : curage d'un plateau de bureaux de 420 m². Les cloisons à démolir représentent 186 ml sur 2,70 m de hauteur, soit 186 × 2,70 = 502,2 m². Le faux plafond se compte sur toute la surface du plateau, 420 m², sauf indication contraire, et les réseaux déposés se comptent souvent à l'ensemble par niveau.
Pour les reprises de structure, les quantités viennent des plans du bureau d'études : nombre et longueur des poutres de renfort, surfaces de plancher renforcées. Si ces plans ne sont pas encore faits au moment de la consultation, le CCTP doit le dire et prévoir une ligne de prix unitaire.
Le modèle propose neuf articles à adapter : études préalables et sondages, désamiantage et déplombage en interface, curage, démolitions et ouvertures, étaiements et ouvrages provisoires, reprises de structure, mise en conformité, ouvrages neufs par lot, travaux au constat.
Il vise les opérations lourdes, avec changement d'usage ou reprise de structure. Pour une simple remise à neuf, la trame de rénovation suffit et reste plus lisible.
À adapter : liste des études fournies (relevé, diagnostic de structure, sondages, repérages amiante et plomb), zones sondées et zones non vues, conséquences pour le chiffrage.
À adapter : travaux de retrait confiés à un lot dédié, état des locaux remis aux autres lots, conduite à tenir en cas de découverte de matériaux suspects non repérés.
À adapter : éléments déposés jusqu'à la structure, éléments conservés et protégés, tri des déchets par filière, évacuation et traçabilité.
À adapter : trémies, percements de murs porteurs, démolition de planchers ou de volumes, avec renvoi aux plans de démolition et aux plans du bureau d'études.
À adapter : étaiement des planchers pendant les reprises, maintien des façades conservées, contrôles de stabilité, dépose des ouvrages provisoires en fin d'intervention.
À adapter : renforts de planchers et de poutres, reprises en sous-œuvre, traitement des bétons ou des bois dégradés, suivant les plans et notes de calcul du bureau d'études.
À adapter : ouvrages de sécurité incendie liés au nouvel usage, accessibilité, isolement acoustique et thermique. Répartition des ouvrages entre les lots.
À adapter : renvoi aux chapitres de chaque lot pour les ouvrages neufs, avec les règles de raccord aux parties conservées.
À adapter : liste des ouvrages payés sur quantité constatée contradictoirement, prix unitaires applicables, arrêt et décision du maître d'œuvre en cas de découverte.
CCTP réhabilitation : vos questions
Pour métrer les démolitions d'un CCTP de réhabilitation, utilisez LM, le logiciel métré : sur le plan PDF d'état des lieux, vous surlignez cloisons, plafonds et planchers à démolir, chacun de sa couleur, et l'export Excel totalise par unité. En relevé automatique, à 12 € TTC la planche standard (achat à partir de 5 planches, soit 60 € TTC, le surplus restant disponible sur votre compte), vous validez chaque ligne proposée avant l'export.
Les deux termes se recouvrent. On parle de restructuration quand l'organisation intérieure est profondément modifiée ; la réhabilitation désigne plus largement la remise en état complète d'un bâtiment, avec ou sans nouvel usage.
Une entreprise certifiée pour le retrait de l'amiante, le plus souvent dans un lot dédié et avant les autres lots. Le CCTP des autres lots précise ce qu'ils trouveront à leur arrivée et ce qu'ils ne doivent pas toucher.
Par un prix unitaire appliqué à une quantité estimée, plutôt qu'un forfait. Demandez au maître d'œuvre de prévoir cette ligne dans le cadre de prix ; sinon, signalez la réserve dans votre offre.
Pour aller plus loin
Le CCTP lu, le plan mesuré.
Mesure à la main gratuite sur vos plans PDF, relevé automatique à 12 € TTC la planche, export Excel par lot.
CCTP réhabilitation : vos commentaires
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