Pour une maison individuelle construite avec un architecte ou un maître d'œuvre et des entreprises séparées, chaque lot reçoit son CCTP. Il décrit la maison de l'implantation aux finitions et fixe ce que chaque entreprise chiffre.
Une maison individuelle neuve peut se construire de deux façons. Avec un constructeur, la description des travaux figure dans une notice descriptive jointe au contrat. Avec un architecte ou un maître d'œuvre et des entreprises choisies lot par lot, la description prend la forme d'un CCTP, accompagné des plans et d'un cadre de prix.
Ce CCTP part du terrain : implantation, terrassements, fondations adaptées à l'étude de sol quand il y en a une. Il décrit ensuite le clos et le couvert, puis les réseaux et les finitions. Une maison reste un petit chantier : le même artisan tient souvent plusieurs lots, et le CCTP doit dire clairement où s'arrête chacun.
Les références techniques sont les DTU des ouvrages : NF DTU 13.11 pour les fondations superficielles, NF DTU 20.1 pour la maçonnerie de petits éléments, NF DTU 31.2 pour une ossature bois, NF DTU 40.21 pour une couverture en tuiles de terre cuite à emboîtement, la norme NF C 15-100 pour l'électricité.
Le découpage varie d'un maître d'œuvre à l'autre. On retrouve presque toujours les lots suivants, avec les points qui pèsent le plus dans le prix.

Les plans d'une maison tiennent souvent sur quelques planches : plan de masse, plans de niveaux, coupes, façades. Le CCTP indique comment compter chaque ouvrage, et c'est sur ces planches que se fait le métré.
Exemple sur le lot gros œuvre : le périmètre extérieur mesuré est de 38,4 ml, ce qui donne 38,4 ml de semelles filantes sous murs de façade. Les murs font 2,50 m de haut : 38,4 × 2,50 = 96 m² bruts. Les baies représentent 14,6 m² : il reste 81,4 m² de maçonnerie, si le CCTP demande de déduire les ouvertures.
Les interfaces sont la source d'oubli la plus courante. Qui pose les fourreaux sous dallage ? Qui fait les réservations pour la VMC dans la charpente ? Qui raccorde les descentes d'eaux pluviales au réseau enterré ? Le CCTP doit répondre ; s'il ne le fait pas, posez la question avant de chiffrer.
La cote de niveau du plancher bas et la hauteur des fondations dépendent du terrain. Si le CCTP renvoie à une étude de sol que vous n'avez pas, demandez-la : elle peut changer la profondeur des fouilles et le volume de béton.
Le modèle suit l'ordre du chantier en neuf articles à adapter : objet et implantation, terrassements et fondations, murs et planchers, charpente et couverture, menuiseries extérieures, isolation et cloisons, réseaux et équipements, revêtements et finitions, raccordements et abords.
Il est écrit pour une maison de plain-pied ou à un étage. Pour un sous-sol, une piscine ou une annexe, ajoutez les articles correspondants. Les entreprises s'en servent aussi pour vérifier qu'un CCTP reçu n'oublie pas un ouvrage visible sur les plans, comme un auvent ou une terrasse.
À adapter : adresse, surface et niveaux de la maison, plans de référence. Implantation par un géomètre ou par l'entreprise de gros œuvre, repères de niveau, cote du plancher bas.
À adapter : décapage de la terre végétale et stockage sur place, fouilles en rigole ou en pleine masse, nature des fondations selon l'étude de sol, évacuation ou réemploi des terres.
À adapter : nature des murs (blocs béton, briques, ossature bois), plancher bas sur vide sanitaire ou dallage, plancher d'étage, chaînages, linteaux et appuis de baies.
À adapter : type de charpente, pente et matériau de couverture, écran sous toiture, gouttières, descentes et raccordement en pied de chute.
À adapter : matériau et performances des fenêtres, porte d'entrée, porte de garage, occultations. Renvoi au tableau des menuiseries pour les dimensions de chaque repère.
À adapter : doublages des murs extérieurs, isolation des combles ou des rampants, cloisons de distribution, plafonds. Résistance thermique visée selon l'étude thermique.
À adapter : installation électrique selon la norme NF C 15-100, alimentation et évacuations sanitaires, production d'eau chaude, chauffage, ventilation mécanique.
À adapter : chapes, carrelage, parquet, faïence, peinture, pièce par pièce. Préparation des supports à la charge de chaque lot de finition.
À adapter : tranchées et fourreaux des réseaux jusqu'aux coffrets en limite de propriété, raccordement des eaux usées et pluviales, remise en état du terrain autour de la maison.
CCTP maison individuelle : vos questions
Pour chiffrer le CCTP d'une maison individuelle, utilisez LM, le logiciel métré : vous ouvrez les plans PDF dans le navigateur, l'échelle est lue dans le cartouche, et vous mesurez murs, surfaces et menuiseries à la main, gratuitement. L'export Excel des deux premiers plans est compris dans l'offre Découverte.
La notice descriptive accompagne un contrat avec un constructeur qui réalise toute la maison. Le CCTP accompagne une consultation par lots, menée par un architecte ou un maître d'œuvre : il est plus détaillé, lot par lot, et sert à comparer les offres des entreprises.
Cela dépend du maître d'œuvre et de la maison : certains regroupent plomberie et chauffage, ou plâtrerie et peinture. La liste des lots figure en tête du CCTP, avec les limites de prestations de chacun.
Souvent, oui, en marché privé : le maître d'œuvre peut désigner un produit précis. S'il écrit « ou équivalent », vous pouvez proposer un autre produit, en justifiant qu'il offre les mêmes performances.
Pour aller plus loin
Le CCTP lu, le plan mesuré.
Mesure à la main gratuite sur vos plans PDF, relevé automatique à 12 € TTC la planche, export Excel par lot.
CCTP maison individuelle : vos commentaires
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