Agrandir une maison, c'est construire contre l'existant. Le CCTP d'une extension, d'une surélévation ou d'un aménagement de combles décrit le neuf, mais surtout la jonction avec l'ancien : ouvertures, raccords de toiture, reprises de réseaux.
Une construction neuve part d'un terrain nu. Une extension part d'une maison habitée, avec ses murs, sa toiture, ses réseaux et ses défauts. Le CCTP doit donc décrire deux choses : l'ouvrage neuf, comme pour une maison neuve, et toutes les interventions sur l'existant qui permettent de le relier.
Ces interventions pèsent souvent plus lourd que leur surface ne le laisse penser : ouverture d'un mur porteur avec pose d'un linteau ou d'une poutre, dépose d'une partie de couverture, raccord d'étanchéité entre deux toitures, prolongement du chauffage et de l'électricité, reprise des enduits à la jonction.
Le CCTP précise aussi les conditions de chantier en site occupé : protection des pièces habitées, maintien du clos et du couvert chaque soir, accès, horaires, nettoyage. Ces contraintes ont un coût, qui doit apparaître dans vos prix.
Chaque type d'agrandissement a ses articles propres. Les repérer dans le CCTP permet de vérifier qu'aucun n'est oublié.
Qui réalise l'ouverture dans le mur existant, qui fournit l'étude de la poutre ou du linteau, et qui assure l'étaiement provisoire. Ces trois points sont souvent répartis entre plusieurs lots, ou laissés dans le flou.

Les plans d'une extension comprennent en général un état des lieux et un projet. Le métré du neuf se fait sur le plan projet ; celui des déposes et démolitions, sur l'état des lieux. Quand les plans de l'existant viennent d'un relevé ancien, une visite sur place reste indispensable pour confirmer les hauteurs et l'épaisseur des murs.
Exemple : une extension de 5,20 m sur 4,00 m accolée à la façade. Les murs neufs ne font que trois côtés : 5,20 + 4,00 + 4,00 = 13,20 ml de fondations et de murs. Le quatrième côté est le mur existant, où l'on compte une ouverture de 3,00 m avec son linteau, et la reprise d'enduit autour.
Pour la toiture, le raccord se compte souvent à part, au mètre linéaire, le long de la jonction : solin, bande de rive ou noue. Vérifiez dans le CCTP s'il est compris dans la couverture neuve ou décrit comme un ouvrage séparé.
Le modèle comprend huit articles à adapter : objet et état des lieux, installation en site occupé, déposes et démolitions, interventions sur la structure existante, ouvrage neuf, raccords de toiture et d'étanchéité, prolongement des réseaux, finitions de raccord.
Il convient à une extension, une surélévation ou un aménagement de combles. Les entreprises s'en servent pour contrôler qu'un CCTP reçu traite bien la jonction avec l'ancien, là où se cachent la plupart des travaux non chiffrés.
À adapter : nature de l'agrandissement (extension, surélévation, combles, annexe), surfaces créées, plans d'état des lieux et de projet. Visite préalable recommandée aux entreprises.
À adapter : protection des pièces habitées et des sols existants, maintien du clos et du couvert en fin de journée, accès au chantier, horaires et nettoyage quotidien.
À adapter : liste des éléments déposés (menuiseries, couverture, cloisons, revêtements), éléments à conserver ou à rendre au maître d'ouvrage, évacuation des gravats.
À adapter : création d'ouvertures dans les murs porteurs, linteaux ou poutres selon l'étude de structure, étaiement provisoire, renforts de fondations ou de charpente.
À adapter : fondations, murs ou ossature, planchers, charpente et couverture de la partie créée. Liaison ou joint avec l'existant selon l'étude.
À adapter : solins, noues, bandes de rive, relevés d'étanchéité à la jonction. Préciser qu'ils sont comptés au mètre linéaire, ou compris dans la couverture neuve.
À adapter : extension du tableau ou création d'un tableau divisionnaire, prolongement du chauffage, de la ventilation et des évacuations, en vérifiant la capacité des installations existantes.
À adapter : reprises d'enduit et de peinture à la jonction, continuité des revêtements de sol, seuils, habillages autour des nouvelles ouvertures.
CCTP maison : vos questions
Pour chiffrer le CCTP d'une extension de maison, utilisez LM, le logiciel métré : vous mesurez à la main sur les plans PDF d'état des lieux et de projet, chaque tracé devient une ligne de métré avec sa couleur, et l'export Excel sépare les déposes de l'ouvrage neuf. La mesure à la main est gratuite et sans limite.
Ce n'est pas une obligation pour un particulier, mais c'est le moyen le plus sûr de comparer des devis sur la même base. Sans description écrite, chaque entreprise chiffre sa propre idée du projet, et les offres ne se comparent plus.
Le CCTP renvoie en général à une étude de structure, confiée à un bureau d'études par le maître d'ouvrage ou son maître d'œuvre. Si le CCTP ne la mentionne pas, demandez qui la fournit avant de chiffrer les renforts.
Souvent, oui : chaque lot dépose ce qu'il remplace. Certains CCTP regroupent toutes les démolitions dans un lot à part. Lisez les limites de prestations pour ne pas les compter deux fois.
Pour aller plus loin
Le CCTP lu, le plan mesuré.
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CCTP maison : vos commentaires
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