Le CCTP couverture décrit le matériau de couverture, son support, l'écran sous toiture, les points singuliers (faîtages, arêtiers, noues, rives, égouts) et l'évacuation des eaux pluviales. Le métré mêle surfaces rampantes et longueurs.
Le CCTP couverture cite le DTU propre au matériau : NF DTU 40.21 pour les tuiles de terre cuite à emboîtement ou à glissement, NF DTU 40.11 pour les ardoises. Pour d'autres matériaux, il renvoie au texte qui leur correspond. Le DTU fixe notamment les pentes minimales selon la région et l'exposition ; le CCTP vérifie que le projet les respecte.
Ses rubriques habituelles :
L'article du matériau ne dit pas tout. Une couverture en tuiles est aussi une suite de pièces spéciales : tuiles de rive, faîtières, tuiles chatières, closoirs ventilés. Le CCTP indique si elles sont comprises dans le prix au m² de couverture ou comptées à part, en mètre linéaire ou à l'unité.
La zinguerie a souvent son propre chapitre. Le CCTP fixe le matériau (zinc, cuivre, aluminium, acier laqué), le développé des gouttières, le diamètre des descentes et leur nombre. Il dit aussi qui traite les raccords d'étanchéité autour des fenêtres de toit et des souches : un oubli ici devient une infiltration au premier orage.
« Couverture en tuiles de terre cuite à emboîtement, teinte au choix de l'architecte, pose sur liteaux, y compris tuiles de rive, faîtage ventilé scellé à sec, closoirs et accessoires de ventilation. » Rives et faîtage sont compris ici : pas de ligne au ml.

La couverture et l'écran se comptent en mètre carré (m²) de surface rampante. Faîtages, arêtiers, noues, rives, égouts et gouttières se comptent en mètre linéaire (ml). Fenêtres de toit, naissances, sorties et crochets se comptent à l'unité (U). La vue en plan de la toiture donne une surface projetée ; la pente se lit sur la coupe.
Exemple d'une toiture à deux pans de 12,00 m de long. Chaque versant couvre 4,00 m en plan et monte de 3,00 m. Le rampant mesure la racine de 4,00² + 3,00², soit 5,00 m. Surface : 2 × 12,00 × 5,00 = 120,00 m², alors que le plan n'en montre que 96,00. Faîtage 12,00 ml, égouts 2 × 12,00 = 24,00 ml, rives 4 × 5,00 = 20,00 ml. Ajoutez les débords d'égout et de rive dessinés sur la coupe et le détail.
Erreur fréquente : mesurer les rives en plan. Elles suivent la pente : leur longueur est celle du rampant.
| Repère | Désignation | U. | Qté | |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Toiture deux pans (exemple) | |||
| 2 | T1 | Couverture tuiles, surface rampante | m² | 120,00 |
| 3 | T2 | Écran sous toiture | m² | 120,00 |
| 4 | L1 | Faîtage | ml | 12,00 |
| 5 | L2 | Égouts et gouttières | ml | 24,00 |
| 6 | L3 | Rives | ml | 20,00 |
| 7 | Total couverture | m² | 120,00 | |
La trame commence par le support et l'écran, puis le matériau, les points singuliers, la zinguerie et les équipements. Son premier article cite les DTU des tuiles et des ardoises : remplacez-les par le texte du matériau retenu s'il est différent, par exemple pour une réfection en métal.
Les frontières à vérifier avant de chiffrer : le charpentier livre-t-il les chevrons seuls, ou aussi les liteaux ? L'isolation des rampants laisse-t-elle la lame d'air prévue sous l'écran ? Le maçon réalise-t-il les souches, et vous leurs abergements ? Les échafaudages et protections collectives sont-ils dans votre lot, dans un lot commun, ou au compte prorata ? Une installation photovoltaïque intégrée modifie-t-elle une partie de la couverture ?
Le lot comprend la couverture, la zinguerie et les équipements de toiture. Les ouvrages respectent le DTU du matériau retenu, par exemple NF DTU 40.21 pour les tuiles de terre cuite à emboîtement ou NF DTU 40.11 pour les ardoises.
Liteaux, contre-liteaux ou voliges, sections et entraxes selon le matériau. Préciser le titulaire du support entre charpente et couverture.
Écran adapté à l'isolation prévue, pose avec recouvrements, ventilation de la sous-face. Coordination avec le lot isolation des rampants.
Matériau, modèle, teinte, fixation selon la zone de vent. Pièces spéciales et accessoires de ventilation compris : [à confirmer].
Faîtage, arêtiers, noues, rives, égout, raccords aux murs et aux souches. Comptage au mètre linéaire si non compris dans le prix au m².
Gouttières, descentes, naissances, crapaudines, abergements. Matériau, développé et diamètres selon la note de calcul des eaux pluviales.
Fenêtres de toit avec raccords d'étanchéité, sorties de ventilation, crochets et dispositifs de sécurité pour l'entretien.
Échafaudages et protections collectives à la charge de [titulaire]. Contrôle de la couverture achevée, nettoyage des chéneaux et gouttières.
CCTP couverture : vos questions
Pour métrer un CCTP couverture, utilisez LM, le logiciel métré : vous mesurez les pans et les linéaires sur le plan de toiture PDF, puis vous appliquez le coefficient de pente dans l'export Excel. Pour un couvreur qui répond à quelques consultations par mois, l'abonnement Essentiel donne 12 planches de relevé automatique pour 59 € TTC mensuels.
Divisez la largeur en plan de chaque versant par le cosinus de la pente, ou mesurez directement le rampant sur la coupe. Multipliez ensuite par la longueur du versant. Sur une toiture à 4,00 m en plan pour 3,00 m de hauteur, le coefficient vaut 1,25.
Le plus souvent oui : gouttières, descentes et abergements forment un chapitre du CCTP couverture. Certains marchés confient les descentes intérieures au plombier ; vérifiez les limites de prestation.
Cela dépend du marché. Ils peuvent être à la charge du couvreur, dans un lot spécifique, ou mutualisés entre lots. Le CCTP ou le CCAP le précise ; s'il ne dit rien, posez la question.
Pour aller plus loin
Le CCTP lu, le plan mesuré.
Mesure à la main gratuite sur vos plans PDF, relevé automatique à 12 € TTC la planche, export Excel par lot.
CCTP couverture : vos commentaires
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