Le CCTP étanchéité décrit le complexe posé sur la toiture-terrasse, du pare-vapeur à la protection, et chaque point où l'eau peut passer : relevés, entrées d'eau, joints, traversées. Il dit ce qui se mesure en surface et ce qui se mesure en longueur.
Un CCTP étanchéité commence par les supports : béton, bac acier ou bois. Le support change le complexe, les fixations et le texte de référence. Pour un élément porteur en maçonnerie, le CCTP renvoie au NF DTU 43.1 ; pour les autres supports, il cite les documents propres au procédé retenu.
Vient ensuite l'usage de la toiture. Une terrasse inaccessible, technique, accessible aux piétons, végétalisée ou circulable n'a ni le même revêtement ni la même protection. Le CCTP fixe l'usage zone par zone, souvent sur un plan de toiture repéré.
Chaque article décrit une couche ou un point singulier. Lisez-les avec le plan de toiture sous les yeux : le CCTP donne les épaisseurs et les systèmes, le plan donne les surfaces et les longueurs.
Les entrées d'eau pluviale méritent une lecture attentive. Le CCTP fixe leur nombre ou renvoie aux plans, prévoit les trop-pleins des zones bordées d'acrotères et décrit la platine de raccord. Chaque entrée se compte à l'unité, avec son diamètre et sa crapaudine.
« Revêtement bicouche en feuilles de bitume modifié, posé en adhérence sur isolant, y compris équerres de renfort et relevés jusqu'à la hauteur indiquée aux plans. » Lu ainsi, les relevés sont dans le prix au m² : ne les comptez pas une seconde fois.

Les surfaces courantes se mesurent sur le plan de toiture, en projection horizontale sauf mention contraire du CCTP. Les relevés se mesurent en longueur, le long des acrotères, des émergences et des costières ; la DPGF les classe souvent par hauteur.
Exemple : une terrasse de 18,40 m sur 12,50 m, bordée d'acrotères sur tout son tour. Surface courante : 18,40 × 12,50 = 230,00 m². Relevés : 2 × (18,40 + 12,50) = 61,80 ml. Une costière de 1,20 × 0,80 m ajoute 2 × (1,20 + 0,80) = 4,00 ml de relevés ; ses 0,96 m² se déduisent si le CCTP le demande.
| Désignation | U. | Qté | |
|---|---|---|---|
| 1 | Terrasse R+3, exemple | ||
| 2 | Pare-vapeur | m² | 230,00 |
| 3 | Isolant thermique | m² | 230,00 |
| 4 | Revêtement bicouche | m² | 230,00 |
| 5 | Relevés sur acrotères | ml | 61,80 |
| 6 | Relevés sur costière | ml | 4,00 |
| 7 | Entrée d'eau pluviale | U | 2 |
| 8 | Trop-plein | U | 2 |
La trame suit l'ordre de pose : support, pare-vapeur, isolant, revêtement, protection, puis points singuliers et contrôles. Chaque article est à adapter : nature du support, usage de chaque zone, système retenu.
Avant de la réutiliser, relisez les interfaces. Avec le gros œuvre : formes de pente, acrotères, réservations. Avec la zinguerie : couvertines et descentes. Avec le lot CVC : supports d'équipements posés en toiture et traversées de gaines. C'est là que se logent la plupart des oublis.
Objet du lot, liste des toitures concernées et documents applicables, dont le NF DTU 43.1 pour les supports en maçonnerie. Limites avec le gros œuvre, la zinguerie et le lot CVC. À compléter selon les supports réels.
Nature du support, réception du support avant travaux, lot chargé des formes de pente. Préciser les exigences de planéité demandées par le système retenu.
Nature du pare-vapeur, isolant (nature, épaisseur, performance visée par l'étude thermique), mode de fixation. À adapter au support et à l'usage de la toiture.
Système retenu (bitume modifié, membrane synthétique, asphalte), nombre de couches, mode de pose. Joindre le document technique du système proposé.
Autoprotection, gravillons, dalles sur plots, végétalisation ou protection circulable selon l'usage de chaque zone. Préciser les chemins de circulation technique.
Relevés sur acrotères, costières et émergences, protection en tête, joints de dilatation, traversées. Unité : ml par tranche de hauteur, ou compris au m² selon la DPGF.
Entrées d'eau, platines, crapaudines et trop-pleins, raccordement aux descentes du lot concerné. Nombre et diamètres selon les plans et la note de calcul.
Contrôles en cours de pose, essai d'étanchéité s'il est prévu, vérification de l'écoulement. Remise des fiches produits et des garanties du système au dossier des ouvrages exécutés.
CCTP étanchéité : vos questions
Pour métrer une toiture-terrasse d'après le CCTP étanchéité, utilisez LM, le logiciel métré : surfaces courantes et relevés se tracent sur le plan PDF, l'échelle est lue dans le cartouche, et l'export Excel totalise les m² et les ml. Le relevé automatique, si vous le choisissez, se paie 12 € TTC la planche standard, par achat de 5 planches au moins (60 € TTC) ; les planches non consommées restent sur votre compte.
La couverture protège une toiture en pente avec des éléments qui se recouvrent : tuiles, ardoises, bacs. L'étanchéité forme une peau continue sur une toiture plate ou à faible pente. Les deux lots se rencontrent aux rives, aux noues et aux acrotères.
Cela dépend du CCTP. Certains les incluent dans le prix au m², d'autres les comptent au ml, par tranche de hauteur. Lisez l'article et la ligne de DPGF ensemble avant de mesurer.
La continuité du revêtement, les relevés et leur protection en tête, les entrées d'eau et les trop-pleins, l'écoulement sans flaque qui stagne, et la remise des documents du système posé. Si le CCTP prévoit un essai complémentaire, il en fixe les conditions.
Pour aller plus loin
Le CCTP lu, le plan mesuré.
Mesure à la main gratuite sur vos plans PDF, relevé automatique à 12 € TTC la planche, export Excel par lot.
CCTP étanchéité : vos commentaires
Une question sur votre dossier, une méthode à partager ? Chaque commentaire est relu avant d'être publié.
Aucun commentaire pour l'instant : posez la première question.