Le CCTP charpente décrit la structure bois qui porte la toiture : fermes, pannes, chevrons ou fermettes industrielles, lamellé-collé, contreventement, traitement des bois et assemblages. Il fixe aussi qui produit les études et les plans de fabrication.
Le CCTP charpente renvoie au NF DTU 31.1 pour la charpente en bois, et au NF DTU 31.2 quand l'opération comprend des murs à ossature bois. Il décrit le système porteur retenu, les bois et leur traitement, puis les ouvrages annexes que le charpentier réalise souvent.
Ses rubriques habituelles :
L'article d'une charpente traditionnelle donne l'essence, la classe de résistance mécanique, les sections et les assemblages. Une ferme assemblée à tenon et mortaise ne demande pas le même temps qu'une ferme boulonnée avec connecteurs métalliques. Le CCTP indique aussi si les bois restent apparents, auquel cas le rabotage et la qualité d'aspect entrent dans le prix.
Les fermettes changent la logique : elles sont conçues et fabriquées en usine, et l'entreprise fournit la note de calcul du fabricant. Le point sensible est le contreventement, indispensable à la stabilité, que le CCTP décrit en détail. Autre sujétion fréquente : les chevêtres autour des fenêtres de toit, des conduits de fumée et des exutoires, à coordonner avec les lots concernés.
« Charpente traditionnelle en résineux, classe de résistance selon note de calcul, traitement adapté à la classe d'emploi, pannes sur fermes, chevrons à entraxe défini, y compris chevêtres, ferrures et ancrages. » Les chevêtres et ferrures sont compris : pas de ligne à l'unité.

La charpente traditionnelle se chiffre souvent en mètre cube (m³) de bois mis en œuvre, ou en mètre linéaire (ml) par section. Les fermettes se comptent à l'unité (U), les ferrures au kilo (kg) ou à l'ensemble (ens). Certaines DPGF expriment tout au mètre carré (m²) de toiture : la quantité de bois devient alors un calcul interne à votre prix.
Exemple de cubage : 6 pannes de 9,00 m en section 8 × 22 cm dans cet exemple. Une panne fait 0,08 × 0,22 × 9,00 = 0,1584 m³ ; les six font 0,95 m³.
Exemple de comptage de chevrons : un pan de 12,00 m de long avec un entraxe de 0,60 m donne 12,00 / 0,60 = 20 intervalles, donc 21 chevrons par versant. Oublier le chevron de rive est l'erreur classique : il y a toujours un chevron de plus que d'intervalles.
| Repère | Désignation | U. | Qté | |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Toiture à deux versants (exemple) | |||
| 2 | B1 | Pannes 8 × 22 cm, 6 × 9,00 m | m³ | 0,95 |
| 3 | B2 | Chevrons, 21 par versant | U | 42 |
| 4 | B3 | Chevêtre pour fenêtre de toit | U | 2 |
| 5 | Total cubage des pannes | m³ | 0,95 | |
La trame distingue charpente traditionnelle, fermettes et lamellé-collé : ne gardez que le système de votre affaire, extension ou maison individuelle. Les bois et leur traitement ont un article commun, valable quel que soit le système retenu.
Le charpentier travaille entre la maçonnerie et la couverture. Le gros œuvre livre des arases de niveau, des chaînages et des ancrages. Le couvreur pose sur votre ouvrage et attend une planéité et un entraxe adaptés à son support ; le CCTP précise qui fournit les liteaux et l'écran sous toiture. L'isolation des rampants a besoin d'une hauteur de chevron suffisante. Une installation photovoltaïque ajoute une charge que la note de calcul doit intégrer.
Le lot comprend la charpente bois et ses ouvrages annexes. Les ouvrages respectent le NF DTU 31.1, et le NF DTU 31.2 pour les parties à ossature bois. Préciser les limites avec la maçonnerie et la couverture.
Note de calcul intégrant neige, vent et équipements en toiture, plans d'exécution et de fabrication à la charge de l'entreprise, soumis avant fabrication.
Essence, classe de résistance mécanique, humidité à la mise en œuvre, traitement selon la classe d'emploi. Certificats de traitement et de provenance à remettre.
Fermes, pannes et chevrons, sections selon calcul, assemblages [traditionnels ou par connecteurs]. Bois apparents rabotés si précisé aux plans.
Fermettes assemblées par connecteurs, entraxe selon fabricant, contreventement et anti-flambement selon la note du fabricant.
Poutres et poteaux en lamellé-collé, classe et finition d'aspect, assemblages métalliques. Protection pendant le stockage et la pose.
Chevêtres pour fenêtres de toit, conduits et exutoires, débords, sous-faces, ancrages sur maçonnerie. Liste établie avec les lots concernés.
Contrôle des aplombs, des alignements et des assemblages avant couverture. Remise des plans conformes à l'exécution.
CCTP charpente : vos questions
Pour métrer un CCTP charpente, utilisez LM, le logiciel métré : vous mesurez les longueurs de pannes et de chevrons sur les plans et les coupes PDF, avec une échelle calibrée sur une cote connue si le cartouche manque. Les longueurs se totalisent par section, prêtes pour le cubage dans Excel.
Les deux existent. Le m³ suit la quantité de bois ; le m² de toiture simplifie la comparaison des offres. Suivez l'unité de la DPGF et faites votre cubage pour construire le prix unitaire.
En général oui : le CCTP fixe le traitement selon la classe d'emploi des bois, et il fait partie du prix. Vérifiez qu'il demande un certificat de traitement à la livraison.
Le plus souvent l'entreprise, avec la note de calcul, à soumettre au maître d'œuvre et au contrôleur technique. Pour des fermettes, ces documents viennent du fabricant.
Pour aller plus loin
Le CCTP lu, le plan mesuré.
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CCTP charpente : vos commentaires
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