Le CCTP doublage décrit l'habillage intérieur des murs de façade et des murs séparatifs : complexes collés ou contre-cloisons sur ossature, nature et résistance thermique de l'isolant, retours en tableaux et continuité de l'étanchéité à l'air.
Le doublage est souvent une partie du CCTP plâtrerie, parfois un lot ou un chapitre à part quand l'isolation intérieure pèse lourd dans l'opération. Pour les contre-cloisons sur ossature métallique, le CCTP renvoie au NF DTU 25.41 ; pour les complexes collés, il cite le texte de mise en œuvre applicable à ce mode de pose.
Un CCTP doublage décrit en général :
Le choix entre collé et ossature se lit dans l'état du support. Le doublage collé exige un mur plan et sain ; une maçonnerie irrégulière ou humide oriente vers une contre-cloison, qui laisse aussi un vide technique pour les gaines électriques. Le CCTP tranche par type de mur, et ce choix change le prix au m² comme le temps de pose.
La continuité de l'isolant autour des baies est l'autre sujet clé. Les retours en tableaux et en linteau limitent les ponts thermiques, mais ils prennent de la place sur le dormant de la fenêtre. Le CCTP doit dire qui prévoit les tapées d'isolation sur les menuiseries pour que le retour soit possible.
« Contre-cloison sur ossature métallique indépendante, laine minérale de résistance thermique conforme à l'étude thermique, plaque de 13 mm, y compris membrane d'étanchéité à l'air et traitement de ses raccords. » La membrane est comprise : pas de ligne séparée.

Les doublages se comptent en mètre carré (m²) par type, en mesurant la longueur des murs à doubler sur le plan et en la multipliant par la hauteur sous plafond. Les retours en tableaux et linteaux se comptent en mètre linéaire (ml), avec la profondeur indiquée par le CCTP.
Exemple sur un séjour : le mur de façade fait 8,40 m de long sur 2,55 m de haut, soit 8,40 × 2,55 = 21,42 m². Il comporte deux fenêtres de 1,20 × 1,35 m, soit 2 × 1,62 = 3,24 m². Déduction faite de ces deux baies, comme le prévoit le marché de cet exemple, on obtient 18,18 m². Les retours comptent, par fenêtre, deux tableaux de 1,35 m et un linteau de 1,20 m, soit 3,90 ml, et 7,80 ml pour les deux.
Erreur fréquente : doubler aussi les murs de refend intérieurs, que le CCTP ne prévoit pas d'isoler. Tracez seulement les parois que le CCTP ou l'étude thermique désigne.
| Repère | Désignation | U. | Qté | |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Séjour, façade nord (exemple) | |||
| 2 | D1 | Contre-cloison isolée, 8,40 × 2,55 m | m² | 21,42 |
| 3 | D1- | Déduction 2 fenêtres 1,20 × 1,35 m | m² | -3,24 |
| 4 | D2 | Retours en tableaux et linteaux | ml | 7,80 |
| 5 | Total contre-cloison isolée | m² | 18,18 | |
La trame place la reconnaissance du support avant le choix entre doublage collé et contre-cloison : c'est l'état du mur qui commande la suite. Les retours de baies et l'étanchéité à l'air ont chacun leur article, pour qu'aucun des deux ne se perde dans un prix au m².
Quatre lots touchent directement le doublage. Les menuiseries extérieures fixent la position des fenêtres et la place disponible pour les retours. L'électricité pose ses boîtiers dans le doublage, avec des boîtes étanches à l'air si le CCTP le demande. Le chauffage fixe ses radiateurs sur un support qui doit être renforcé. Quand l'opération prévoit une mesure de perméabilité à l'air, chaque traversée de membrane devient un point de contrôle.
Le lot comprend les doublages des parois désignées par l'étude thermique et acoustique. Les ouvrages sur ossature respectent le NF DTU 25.41. Préciser les parois exclues.
Contrôle de la planéité, de la cohésion et de la siccité des murs avant pose. Le choix entre doublage collé et contre-cloison découle de cette reconnaissance.
Complexes plaque et isolant de résistance thermique [à définir], collés par plots. Traitement des joints et des pieds de doublage. Réservé aux supports plans et sains.
Ossature indépendante ou fixée, isolant semi-rigide, plaque de parement. Vide technique pour les gaines électriques. Résistance thermique selon l'étude.
Isolation des tableaux, linteaux et appuis, profondeur selon les menuiseries. Comptage au mètre linéaire. Coordination avec les tapées du lot menuiseries.
Membrane continue côté intérieur, recouvrements et raccords adhésivés, traitement des traversées de gaines. Préciser la mesure de perméabilité à l'air si l'opération en prévoit une.
Doublages des murs séparatifs, composition répondant aux exigences de la notice acoustique. Désolidarisation des ossatures et traitement des jonctions.
CCTP doublage : vos questions
Pour métrer un CCTP doublage, utilisez LM, le logiciel métré : vous tracez les murs à doubler sur le plan PDF et les longueurs de retours autour des baies, chaque type dans sa couleur. Pour un dossier urgent, le relevé automatique propose les lignes de doublage ; vous contrôlez celles marquées « à vérifier ».
Selon le support et l'usage. Le collé convient à un mur plan, sain et sec ; l'ossature rattrape les défauts du mur et laisse passer les gaines. Le CCTP fixe le choix par type de paroi, en lien avec l'étude thermique.
Pas en général : ils demandent des découpes et un travail d'angle, et se comptent en mètre linéaire. Vérifiez l'article du CCTP, qui peut aussi les inclure dans le prix au m².
Le lot menuiseries extérieures, le plus souvent, puisqu'elles font partie du dormant. Le CCTP doublage doit indiquer l'épaisseur de doublage à prendre en compte pour que les deux lots soient cohérents.
Pour aller plus loin
Le CCTP lu, le plan mesuré.
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CCTP doublage : vos commentaires
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